Souffler mes bougies d’anniversaire à l’envers changerait il le passé ? Aurais je fait d’autres choix ? Aurais je connu l’amour ?
L’amour…Aura-t-on jamais un jour terminé de l’écrire, de le dire, de le prier, de le chanter, de le regretter, de le maudire, de le chercher encore et à jamais…
Si mes choix n’avaient pas d’autre raison que de survivre et se multipliaient, celui de l’Amour ne m’a pas été accordé.
L’ai-je trop attendu ? Est il passé tout près sans que je le remarque ? Il n’a pas été mais l’espoir que je nourris de le vivre un jour est le même que celui qui m’habitait lorsque j’étais une enfant : je m’asseyais dans l’herbe et regardais le ciel en pensant que quelque part, quelqu’un à cet instant vivait sans me connaître et pourtant il serait celui qui m’aimerait et que j’aimerai de toute mon âme.
J’ai cru l’entendre parfois dans le creux d’une épaule, dans le frisson d’un mot tendre, dans la fièvre d’un regard, mais il n’était que mirage. Si chaque rencontre ne me laisse aucun regret, inutile bagage, elles n’ont fait que creuser le vide qui me serre le cœur et en accentuer sans faiblir de mon rêve l’utopie à laquelle je m’efforce de laisser nulle place.
Chacun porte sa foi et moi qui ne connais aucun dogme, je n’ai que celle de cet Autre, qui me trouvera.
Naïveté, sans doute. Eternelle enfant, certainement sinon comment aurais-je encore le pouvoir de m’émerveiller ?
Tout en demeurant femme j’ai pris soin de conserver ce regard de l’enfance qui s’étonne et s’épanouit dans d’éternels sursauts de spontanéité. L’adulte en moi connaît les limites qu’impose la raison tandis que la fillette se rit du raisonnable et chacun tour à tour prend le pouvoir de mon esprit.
Parfois, le chagrin cèderait bien au caprice assassin menant à la folie. Cet ultime refuge fait d’oubli et d’abandon total. Mais la raison toujours remporte la partie.
Un souvenir me revient : un ami me dit un jour que je devais faire peur aux hommes à trop aimer faire, à trop m’intéresser aux choses de la vie. Il est vrai que mes quelques compagnons de courts voyages n’aimaient pas me voir peindre, écrire, modeler ou jouer de la musique. Pourquoi cela peut il effrayer ? Aimer veut il dire alors qu’il faut marcher dans les pas de l’autre telle une aliénation à tout jamais promise ? Ou bien l’Amour permet il à chacun d’exprimer ses différences afin de les unir pour mieux les partager ?
Mes errances me conduiront peut-être un jour à la réponse...
Je suis celle que l’on croise et qu’on ne regarde plus
Le virus RMI choisit aveuglément
Des bannis de la terre, la fange des exclus
Surgit dans l’oubli avec ses victoires d’antan
Tout rétrécit; je m'évapore dans mon bocal
J’avais suivi mon étoile d’escale en escale
La chance de voler haut était elle illégale
L’échelle a vacillé et la chute fut brutale
Dans ma dernière bulle d’oxygène je fais le rêve
D’hommes et d’enfants qui enfin connaissent la trêve
Plus d’explosion plus d’exclusion mais un espace
Où bonheur, liberté et choix ont fait leur place…
Il faut arrêter de dire que les gens ne communiquent plus entre eux, c’est faux ! Il n’y a qu’à regarder dans la rue : tout le monde se parle, si, si ! On a tous un portable et tout en faisant les courses, on se dit tout ! « Oh grand fou, tu ne peux pas savoir l’effet que tu me fais »…Bon c’est sur, le voisin qui pense qu’on s’adresse à lui se fait fusiller du regard…Mais c’est un début, non ?
Et alors avec l’invention du kit piéton, là, c’est du génie ! Avant on voyait des gens parler tout seuls, on disait qu’ils étaient fous. Maintenant on a le droit d’être fou car tout le monde pense qu’on a le kit piéton !...
De plus, je ne sais pas si vous avez remarqué mais le kit piéton il sert beaucoup aux automobilistes, et ça, ça change tout !
Avant il y avait toujours un problème entre le piéton et l’automobiliste. L’automobiliste était d’abord piéton…Ben si, pour aller jusqu’au parking ! Et là, si les voitures l’empêchaient de traverser, on l’entendait crier « chauffard ! ». Mais une fois qu’il était au volant, il se sentait tout de suite mieux. Sauf quand un piéton traversait au vert ! On l’entend crier « abruti ! ». Mais ça c’est quand il n’y avait pas le kit piéton ! Imaginez : il a le micro ouvert, il parle à sa fiancée ou à son boss il ne va quand même pas crier un truc du style « abruti » ! NDLA : le terme « abruti » n’est là qu’à titre d’exemple De nos jours les interpellations se font plus colorées ce qui laisse le lecteur libre d’imaginer le terme qui lui semblera plus approprié.
Aujourd’hui, on peut l’affirmer : le Kit piéton a contribué largement à l’amélioration de la communication entre les individus !...mais il y a plus de monde aux urgences des hôpitaux quand même : les piétons se prennent les lampadaires et les voitures des platanes ou l’inverse.
Alors réfléchissons à une façon de rétablir un juste équilibre : si le kit piéton est utile aux automobilistes, quelqu’un pourrait il penser à inventer le kit voiture pour piétons avec option navigation GPS ?
« Attention platane à 3 heures…Attention mémé et son chien à 5 heures…attention caddy à grande vitesse au prochain carrefour : vous n’avez pas la priorité…"
Bip! « Allo, chéri ? N’oublie pas mes 0% »
Bip! « C’est à vous, le bonhomme est vert, vous pouvez traverser… »
Ouais, ça communique grave!
"Tout passe, tout casse, tout s'efface, t’aurais dû attendre..." Il est de ceux que l'on choisit et que l'on voudrait retenir...A mon grand âge j'ai eu la chance de voir nombreux de ses spectacles: ni tout à fait les mêmes ni tout à fait différents. Pourquoi me regardait on si étrangement lorsqu'il m'arrivait parfois non de rire, mais de pleurer lorsque ses mots jouaient "piano" le chagrin d'un enfant qui a faim... Plus "arrondis" sans doute et moins acides que ceux de Desproges, ses mots funambulaient sur des fils si ténus; et le gros bonhomme se faisait tout léger. La planche de l'artiste aura t-elle eu raison de lui? A regarder la plage, ceux qui l'ont vu partir ne rient plus mais clament ensemble des "encore!" qui montent au ciel. Et de là haut on entend l'écho d'une petite voix taquine qui leur répond "Et le spectacle continue".
Mais au fait, où vont les anges?
Ta Maman qui t’aime tant...
ET SI…
Vêtue de voiles du grand large
Offrant ses carnets de voyages
Ses aventures et son escorte
Vous l’inviterez à s’asseoir
Près de vous et de l’être aimé
Dont elle aura clos le regard
Pour vous tenir à ses secrets
La visiteuse, belle fatale
Tendra sa main poudrée d’étoiles
Et vos pas guidés par les siens
Suivront ses étranges desseins
Vous goûterez chaque saveur
De libertés sans amertume
Dévêtu de toute coutume
Repu et las, naîtra le jour
Dans cette bulle d’incertitudes
Et vous n’entendrez de l’Amour
Que ses chagrins de solitude
c. Anne Lorric
Présentons la
Résisteuse

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