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Il n'y a pas de hasard, mais un dieu qui est passé là, incognito...

                                                        
                                       (Jean Cocteau)
Vendredi 30 juin 2006


Souffler mes bougies d’anniversaire à l’envers changerait il le passé ? Aurais je fait d’autres choix ? Aurais je connu l’amour ?

L’amour…Aura-t-on jamais un jour terminé de l’écrire, de le dire, de le prier, de le chanter, de le regretter, de le maudire, de le chercher encore et à jamais…

Si mes choix n’avaient pas d’autre raison que de survivre et se multipliaient, celui de l’Amour ne m’a pas été accordé.

L’ai-je trop attendu ? Est il passé tout près sans que je le remarque ? Il n’a pas été mais l’espoir que je nourris de le vivre un jour est le même que celui qui m’habitait lorsque j’étais une enfant : je m’asseyais dans l’herbe et regardais le ciel en pensant que quelque part, quelqu’un à cet instant vivait sans me connaître et pourtant il serait celui qui m’aimerait et que j’aimerai de toute mon âme.

J’ai cru l’entendre parfois dans le creux d’une épaule, dans le frisson d’un mot tendre, dans la fièvre d’un regard, mais il n’était que mirage. Si chaque rencontre ne me laisse aucun regret, inutile bagage, elles n’ont fait que creuser le vide qui me serre le cœur et en accentuer sans faiblir de mon rêve l’utopie à laquelle je m’efforce de laisser nulle place.

Chacun porte sa foi et moi qui ne connais aucun dogme, je n’ai que celle de cet Autre, qui me trouvera.

Naïveté, sans doute. Eternelle enfant, certainement sinon comment aurais-je encore le pouvoir de m’émerveiller ?

Tout en demeurant femme j’ai pris soin de conserver ce regard de l’enfance qui s’étonne et s’épanouit dans d’éternels sursauts de spontanéité. L’adulte en moi connaît les limites qu’impose la raison tandis que la fillette se rit du raisonnable et chacun tour à tour prend le pouvoir de mon esprit.

Parfois, le chagrin cèderait bien au caprice assassin menant à la folie. Cet ultime refuge fait d’oubli et d’abandon total. Mais la raison toujours remporte la partie.

Un souvenir me revient : un ami me dit un jour que je devais faire peur aux hommes à trop aimer faire, à trop m’intéresser aux choses de la vie. Il est vrai que mes quelques compagnons de courts voyages n’aimaient pas me voir peindre, écrire, modeler ou jouer de la musique. Pourquoi cela peut il effrayer ? Aimer veut il dire alors qu’il faut marcher dans les pas de l’autre telle une aliénation à tout jamais promise ? Ou bien l’Amour permet il à chacun d’exprimer ses différences afin de les unir pour mieux les partager ?

Mes errances me conduiront peut-être un jour à la réponse...

à suivre...
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Mercredi 28 juin 2006













Je suis celle que l’on croise et qu’on ne regarde plus

Le virus RMI choisit aveuglément

Des bannis de la terre, la fange des exclus

Surgit dans l’oubli avec ses victoires d’antan

 

Tout rétrécit; je m'évapore dans mon bocal

J’avais suivi mon étoile d’escale en escale

La chance de voler haut était elle illégale

L’échelle a vacillé et la chute fut brutale

 

Dans ma dernière bulle d’oxygène je fais le rêve

D’hommes et d’enfants qui enfin connaissent la trêve

Plus d’explosion plus d’exclusion mais un espace

Où bonheur, liberté et choix ont fait leur place…

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Mardi 27 juin 2006

Parmi les rimes en vrac, j'en laisse quelques unes écrites sur cette terre d'ébène où je vis le jour...
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Mercredi 21 juin 2006

Il faut arrêter de dire que les gens ne communiquent plus entre eux, c’est faux ! Il n’y a qu’à regarder dans la rue : tout le monde se parle, si, si ! On a tous un portable et tout en faisant les courses, on se dit tout ! « Oh grand fou, tu ne peux pas savoir l’effet que tu me fais »…Bon c’est sur, le voisin qui pense qu’on s’adresse à lui se fait fusiller du regard…Mais c’est un début, non ? 

Et alors avec l’invention du kit piéton, là, c’est du génie ! Avant on voyait des gens parler tout seuls, on disait qu’ils étaient fous. Maintenant on a le droit d’être fou car tout le monde pense qu’on a le kit piéton !...

De plus, je ne sais pas si vous avez remarqué mais le kit piéton il sert beaucoup aux automobilistes, et ça, ça change tout !

Avant il y avait toujours un problème entre le piéton et l’automobiliste. L’automobiliste était d’abord piéton…Ben si, pour aller jusqu’au parking ! Et là, si les voitures l’empêchaient de traverser, on l’entendait crier « chauffard ! ». Mais une fois qu’il était au volant, il se sentait tout de suite mieux. Sauf quand un piéton traversait au vert ! On l’entend crier « abruti ! ». Mais ça c’est quand il n’y avait pas le kit piéton ! Imaginez : il a le micro ouvert, il parle à sa fiancée ou à son boss il ne va quand même pas crier un truc du style « abruti » ! NDLA : le terme « abruti » n’est là qu’à titre d’exemple De nos jours les interpellations se font plus colorées ce qui laisse le lecteur libre d’imaginer le terme qui lui semblera plus approprié.

Aujourd’hui, on peut l’affirmer : le Kit piéton a contribué largement à l’amélioration de la communication entre les individus !...mais il y a plus de monde aux urgences des hôpitaux quand même : les piétons se prennent les lampadaires et les voitures des platanes ou l’inverse.

Alors réfléchissons à une façon de rétablir un juste équilibre : si le kit piéton est utile aux automobilistes, quelqu’un pourrait il penser à inventer le kit voiture pour piétons avec option navigation GPS ?

« Attention platane à 3 heures…Attention mémé et son chien à 5 heures…attention caddy à grande vitesse au prochain carrefour : vous n’avez pas la priorité…"
Bip! « Allo, chéri ? N’oublie pas mes 0% »
Bip! « C’est à vous, le bonhomme est vert, vous pouvez traverser… »


Ouais, ça communique grave!

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Dimanche 18 juin 2006


Le clown est parti...

"Tout passe, tout casse, tout s'efface, t’aurais dû attendre..." Il est de ceux que l'on choisit et que l'on voudrait retenir...A mon grand âge j'ai eu la chance de voir nombreux de ses spectacles: ni tout à fait les mêmes ni tout à fait différents. Pourquoi me regardait on si étrangement lorsqu'il m'arrivait parfois non de rire, mais de pleurer lorsque ses mots jouaient "piano" le chagrin d'un enfant qui a faim... Plus "arrondis" sans doute et moins acides que ceux de Desproges, ses mots  funambulaient sur des fils si ténus; et le gros bonhomme se faisait tout léger. La planche de l'artiste aura t-elle eu raison de lui? A regarder la plage, ceux qui l'ont vu partir ne rient plus mais clament ensemble  des "encore!" qui montent au ciel. Et de là haut on entend l'écho d'une petite voix taquine qui leur répond "Et le spectacle continue".
Mais au fait, où vont les anges?

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Dimanche 18 juin 2006
SUR LA PLAGE DE GUIDEL
 
On a le vague à l’âme
Quand dans les vagues les lames
Nous poussent vers les flammes
D’un ciel qui nous réclame
Notre part d’éternel
Sur la plage de Guidel
C’est la mélancolie
Que l’on attrape ici
Folie douce et fidèle
Sur la plage de Guidel
 
Sur le sable pas d’empreinte
La race humaine éteinte
Des romantiques étreintes
D’une époque défunte
L’âme se fait la belle
Sur la plage de Guidel
L’absinthe m’alanguit
Et je flotte vers l’oubli
Des amours infidèles
Sur la plage de Guidel
 
Ivresse de mes délires
L’horizon me chavire
Je tangue tel un navire
Tendue vers le désir
Et je me donne au ciel
Sur la plage de Guidel
Humide sous les embruns
La dune cambre les reins
Et mon plaisir ruisselle
Sur la plage de guidel
 
 
 
 
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Dimanche 4 juin 2006
ERYN...

Aurais je pensé, en créant ce ptit blog (qui ressemble comme deux gouttes d'eau à mon fourre tout, mon gros sac à bric à brac, de briques de brocs, dans lequel tout est vrai, c'est en vrac mais rien en toc!), que je croiserais ici de si belle âmes qui viennent juste comme ça et qui vous donnent...
Oui c'est à toi que je pense Eryn, tout particulièrement. Le soleil de ta terrasse est venu jusqu'à moi.
Une "rencontre" comme ça est un trésor qui, à mon âme fatiguée, insuffle bonheur, force et courage; de ceux qu'il me faut pour gagner cette guerre .
Le sourire s'épanouit, une petite goutte d'eau salée fait naître l'étincelle qui manquait à mon regard: comme mon coeur semble grand!
Merci à toi Femme-frangine,
"Mac giveuse" généreuse,
Dentelière des mots
Qui vous tricottent des voyages
Comme au temps de l'enfant sage
Rêvant dans son livre d'images.
A toi je dis Merci!

J'ai toujours pensé que l'Amitié, tout comme l'Amour, est un petit plant d'abre dont il faut prendre soin pour qu'il devienne grand...Il faut du temps, de l'espoir et beaucoup d'attentions toutes simples.
Te souviens tu, il y a deux semaines, des pépins de citron sont sortis une racine et une tige.
Je regarde chaque jour ces bébés arbres qui grandissent  doucement. Les voici actuellement du haut de leur 8 cm!

Si l'un d'eux parvient à devenir un arbuste qui fera des fleurs délicatement parfumées porteuses de fruits du soleil, il sera pour toi Eryn, je t'en fais, modestement mais très sincèrement, la promesse.



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Vendredi 2 juin 2006
 
 
VOLE
 
Vole ma princesse, mon enfant,
Déploie tes ailes doucement
Et si tu crains quelque courant
Mon souffle ne sera jamais loin, absent
 
Vole ma pluche, bébé mon coeur
Laisse aboyer les beaux rieurs
Ouvre ton âme et montre leur
Tes mondes aux milliers de couleurs
 
Vole  petite fille, mon trésor
Tes mains savent les secrets de l’Or
Laisse au passé regrets, remords
Aies confiance, et prends ton essor
 
Elfes, lutins, anges des îles
Veillez sur elle, ma fragile
Eloignez d’elle les incrédules
Ceux qui n’écrivent qu’en minuscules
 
Et vole ma magie, mon enfant
Laisse tes ailes au gré des vents
Fais de tes rêves ton nouveau ciel
Mon immortelle, mon aquarelle
 
Je ne serai jamais trop loin
Pour tes câlins, pour tes chagrins
Pour t’aider à tourner les pages
Qui te demandent tant de courage
 

                                      Ta Maman qui t’aime tant...

Anne
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Vendredi 2 juin 2006

ET SI…

 
Et si
Dans ce monde ci
Par là et par ci
Flottait comme un parfum de paradis
Et si
En douce par ci
Par là et ici
Se croiseraient tous les fils harmonie
 
Mais avec mes si
Si souvent bémol
Mon cœur en sursis
Se méfie s’affole
 
Mais si
C’était Lui celui-ci
Sans merci pour mes si
De mon âme découvrait un raccourci
Ainsi
Soudain sans soucis
Je laisserai mes si-
-lences composer une mélodie
 
De ce duo ci
Prendre la clé de Sol
Sur papier glacis
Coucher nos paroles              

Chorus      
On s’aimera sans doute

Qui sait combien de temps

Durera notre route

Le chemin des aman
Et si des ciels d’hiver le blanc
Donne à nos cheveux sa couleur
J’aurais aimé plus de mille ans

Je n’aurais plus connu la peur
Jusqu’au bout de la route
J’aurais vécu sans doute
 
Et si
Dans ce monde ci
Fou et sans merci
Flottait comme un parfum de paradis
Et si
Soudain sans soucis
Je laissais mes si-
- lences composer la mélodie
c.Anne Lorric
 
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Vendredi 2 juin 2006

                                        

LA VISITEUSE 
 
 
 
  Elle frappera à votre porte

 Vêtue de voiles du grand large

Offrant ses carnets de  voyages

Ses aventures et son escorte

 

Vous l’inviterez à s’asseoir

Près de vous et de l’être aimé

Dont elle aura clos le regard

Pour vous tenir à ses secrets

 

La visiteuse, belle fatale

Tendra sa main poudrée d’étoiles

Et vos pas guidés par les siens

Suivront ses étranges desseins

 

Vous goûterez chaque saveur

De libertés sans amertume

Dévêtu de toute coutume

Alangui, étourdi sans fin
 

Repu et las, naîtra le jour

Dans cette bulle d’incertitudes

Et vous n’entendrez de l’Amour

Que ses chagrins de solitude

 
 
 
 

                                                 c.  Anne Lorric

 
 
 
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